Retour sur la Matinée digitale BtoB sur l’usage du mobile

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Le 25 juin dernier avait lieu la matinée digitale BtoB organisée par l’Acsel, qui traitait de la mobilité en BtoB. Elle réunissait  Sébastien Naji, Directeur Marketing  Solutions Europe de Viadeo, Amine Melouk, Responsable Europe d’Inmobi, Jean-Charles Brandely, Directeur  Général de la BU B2B de Solocal, Fayçal Boulkout, Responsable Développement et Partenariats de Mobyt et Florent Nosel, Directeur E-commerce de Kiloutou.

Renaud Ménérat, Président de la Mobile Marketing Association France et PDG de userADgents, clôturait la matinée avec une présentation des tendances.

L’expérience de Kiloutou

Florent Nosel, Directeur E-commerce de Kiloutou rappelle la genèse de l’application mobile : « nous avions constaté que la consommation mobile augmentait fortement sur le site web notamment sur la cible artisans qui sont des utilisateurs traditionnellement très équipés de matériels portables spécifiques très solides. »

Kioutou a donc eu l’idée de lancer une application mobile appelée « Devis-Travaux », qui permet aux artisans de récupérer des leads business correspondant à leur métier, et situés près d’eux, grâce à la zone de chalandise qu’ils définissent avec la géo-localisation. L’artisan peut ensuite gérer ses alertes locations. « Ce service s’inscrit dans la logique « Kiloutou dépendance« , explique Florent Nosel.

En interne, pour les agences (450) Kiloutou a également équipé ses collaborateurs de tablettes, qui permettent d’avoir tout le système d’information en accès  quand ils sont sur un chantier. « Ils n’ont presque pas besoin de rentrer au bureau » ajoute Florent Nosel.

Jean-Charles Brandely, DG de la BU B2B de Solocal (Groupe Pages Jaunes)

Pourquoi créer une Business Unit B2B chez Pages Jaunes ?  » Pour accélérer la transformation numérique, il fallait être plus près des attentes des entreprises », explique Jean-Charles Brandely, Directeur Général BU B2B chez SOLOCAL. « Le groupe a été découpé en 5 BU sectorielles, pour proposer des solutions digitales plus adaptées. L’approche est verticalisée de bout en bout, depuis l’offre jusqu’à sa commercialisation».

L’offre  comprend la création de sites web (125 000 entreprises équipées), le référencement, des solutions du marketing direct et le display.

L’avantage pour les entreprises : profiter d’un large carrefour d’audience B2B, car 200 millions de recherches sur faites sur pagesjaunes.fr.

Sébastien Naji – Directeur Marketing  Solutions Europe de Viadeo

Sébastien Naji rappelle le rôle important de Viadeo sur le marché français : « Quand je rencontre des patrons, ils sont sur LinkedIn, mais ils veulent vendre à des gens qui sont plutôt sur Viadeo. Il y a une différence entre l’intelligentsia parisienne et la réalité du terrain ». Avec l’acquisition de Tianji, Viadeo est aussi leader en Chine (où se trouvent 450 M d’internautes potentiels) et vise aussi le marché russe.

Le mobile est apparu il y a un an et demi et on commence seulement à monétiser. En un an, le trafic issu du mobile est monté à 45%.

Viadeo cherche à intégrer dans le fil de news non pas de la publicité classique, mais de la création de valeur. « L’ADN, c’est la data, et cela nous permet de réellement personnaliser les offres. »

Faiçal Boulkout, Responsable Développement et Partenariats de MOBYT

Mobyt est un expert du SMS avec 300 millions de messages envoyés en 2013 de 3,5M€ de CA en France.

Quelques chiffres pour montrer l’importance du SMS : 50 à 100 M d’euros ont été dépensés par les annonceurs en 2012 sur le SMS. La France a un peu de retard face à ses voisins. Le prix est de 0,07 euro par SMS.

Les avantages : ils sont compatibles à 100% avec tous les types de téléphones et atteignent près de 100% de taux d’ouverture (alors que seulement 20% des emails sont ouverts, 29% des tweets et 12% des posts Facebook sont lus). « Je déconseille la location de base, le SMS est un canal affectif », précise Faiçal Boulkout.

Amine MELOUK, Responsable Europe d’Inmobi

Inmobi est un ads network né en Inde en 2007 qui a pour mission de rapprocher les marques de leurs audiences. Il est aujourd’hui le plus gros ads network indépendant « seuls Google et Facebook ont plus de reach »

Amine Melouk rappelle qu’il y a de plus en plus de possesseurs de smartphones et que la frontière entre usage professionnel et personnel est très floue. « L’influence du mobile sur l’intention d’achat est de plus en plus importante : plus aucune marque ne peut faire de marketing digital sans intégrer une part de mobile. »

Avec 150 interactions par jour en moyenne, le mobile devient le plus gros canal de récolte de données. En 2017 : 17 exabytes de données seront échangées (soit presque toute la data de Google).

Le B2B n’est pas un gros marché, mais il est happé par ces phénomènes.  Avec toutes ces données il est possible de définir des personas (« une démarche mainstream en B2C »).

Le grand Témoin : Renaud Ménérat, Président de la Mobile Marketing Association France et de userADgents.

Renaud Ménérat venait présenter l’état des lieux du marketing mobile et du marché BtoB.

Il rappelle qu’on est rentré dans une ère post PC, avec un nombre de nouveaux terminaux en croissance constante. Le PC portable n’est plus le premier point d’accès au web, face aux tablettes et aux smartphones.

D’autre part, un e-mail sur deux est lu depuis un mobile, ce qui génère du trafic via cet interface. Autre chiffre important, les recherches : 77% des recherches sur mobiles se font d’un lieu ou un PC est disponible : le mobile ne doit plus être considéré comme le media de « l’arrêt de bus ». Le mobile (smartphone ou tablette) cannibalise le PC. Autre porte d’accès au web : le QRCode. Un utilisateur sur 5 scanne des QRCodes. Il faut donc s’attendre à une audience 50% mobile d’ici 24 à 36 mois, ce qui est le temps de développement d’un site

Le m-commerce est un relai de croissance important : Criteo annonce que l’ensemble de la croissance du e-commerce est portée par le mobile (11% de m-commerce en 2013).

Les conséquences : le développement du responsive web design et du mobile first. De même, les e-mailings, les solutions de paiement, les SDK publicitaires, le CRM, l’analytique et tous les outils périphériques doivent aussi être adaptés pour la mobilité.

Les prévisions : le commerce sera majoritairement mobile en 2018. 25% des clients d’Amazon ne gèrent leur relation avec le site qu’à travers leur mobile, idem pour eBay. Le mobile est aussi une formidable opportunité de créer du drive-to-store, du SMS aux push notifications, c’est LA promesse du marketing mobile.

« Attention toutefois à bien penser à faciliter le parcours client et la valeur ajoutée perçue si on veut que le consommateur adopte ces services » précise Renaud Ménérat.

Le BtoB

Les objets connectés ce n’est pas nouveau : puces dans les distributeurs pour alerter sur les pannes ou les manques de stocks, ce qu’on appelait oe « machine to machine ». L’équipement en terminaux mobiles des commerciaux et des techniciens n’est pas nouveau non plus.

En 2008, on s’est appuyé sur les nouvelles fonctions des smartphones pour développer des applications métiers. Par exemple des applications  de gestion de crise pour le PMU, Calculette RT 2012 pour GDF Suez, etc. Aujourd’hui de nombreux manuels d’utilisation sont disponibles sur tablettes.

Et demain : les lunettes connectées ouvrent de nouveaux champs d’application, par exemple dans la supply chain ou dans la santé, en utilisant la réalité augmentée pour améliorer la productivité.

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